J'ai un jour essayé de supprimer complètement le sucre. Tout a commencé avec de bonnes intentions : plus de sodas, plus de desserts, plus de sucreries. Les premiers jours étaient prometteurs, presque motivants. Je me disais que j'avais plus d'énergie et une meilleure concentration, mais honnêtement, à la longue, c'est devenu épuisant. Lire chaque étiquette, refuser les plats proposés par mes amis, culpabiliser pour un simple biscuit… cela demandait beaucoup plus d'énergie mentale que je ne l'avais imaginé. J'ai fini par réaliser que je ne prenais plus de plaisir à manger, et ce n'était pas très sain non plus.
Ceci dit, je ne peux nier que réduire ma consommation de sucre a eu des effets positifs. Quand j'ai arrêté d'en mettre dans mon café et que j'ai remplacé les sucreries par des fruits ou un yaourt, j'ai constaté moins de coups de fatigue dans la journée. J'ai mieux dormi pendant les périodes d'examens et je me sentais moins léthargique. Cependant, le changement le plus significatif n'était pas physique, mais mental : j'ai commencé à remarquer la quantité de sucre qui se cache dans les aliments du quotidien, souvent sans même qu'on s'en rende compte.
Pour moi, le problème n'est pas le sucre en lui-même, mais la facilité avec laquelle on y a recours, ce qui devient un réflexe. Il m'arrive encore de manger des sucreries par ennui, stress ou fatigue, mais maintenant, j'essaie de prendre un instant pour comprendre pourquoi. Parfois, la réponse est simple : j'ai juste envie de sucré, et c'est tout à fait normal. D'autres fois, je me rends compte que je procrastine ou que j'évite de travailler.
Alors, faut-il supprimer complètement le sucre ? D'après mon expérience, non. L'éliminer totalement me semble irréaliste et inutile. En revanche, repenser notre consommation et les raisons qui la motivent est une démarche qui en vaut vraiment la peine. La vie étudiante est déjà assez stressante comme ça ; notre alimentation devrait nous soutenir, et non devenir une source de stress supplémentaire. L'équilibre, plutôt que l'interdiction, me paraît l'approche la plus honnête et la plus durable.